11 mars 2009
Un collectif ? Pour quoi faire ?
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Créer des revues, écrire des livres, les publier avec les moyens du bord, rien de plus simple aujourd’hui : un bon ordinateur, un traitement de texte, un logiciel de mise en page, un imprimeur arrangeant et le tour est joué. Le plus dur, et nous en sommes tous conscients, vient ensuite : faire connaître notre travail, le diffuser, le distribuer et permettre à nos productions non pas de se « vendre » à tout prix, mais de trouver des oreilles et des yeux attentifs, et de générer ce qui importe le plus finalement : des rencontres et des échanges.
C’est la raison pour laquelle l’association Le Grognard et Asphodèle-éditions ont décidé de créer un collectif de revues, de petits éditeurs et d’auteurs indépendants désireux de conjuguer leurs efforts et d’accroître leur visibilité dans la jungle de l’édition.
Le principe est tout simple : plutôt que de gaspiller tous, chacun de notre côté, une énergie incroyable à essayer de diffuser nos travaux personnels, nous proposons d’utiliser cette même énergie pour travailler à faire connaître et à diffuser les œuvres de tous les membres du collectif.
Nous avons tous tissé, d’une manière ou d’une autre, un petit réseau. Nous avons nos entrées chez quelques libraires, nous participons occasionnellement à quelques salons du livre, nous avons nos listes de diffusion, nos accointances avec tel ou tel média. Mais ces réseaux sont limités et difficilement extensibles. En les mutualisant nous donnons d’abord plus de crédibilité à nos travaux respectifs (ainsi, lorsque j’irai chez le libraire « Untel », je n’y irai plus pour essayer de placer ma revue ou mon roman ou mon recueil de nouvelles, mais pour présenter les dernières publication des membres du collectif). Ensuite, nous multiplions de manière conséquente les éventuels lieux de vente et de diffusion.
La création d’un collectif peut également être intéressante pour participer à des salons du livres ou à des événements de ce type. Individuellement nous sommes très limités (prix des stands, frais de déplacement, crédibilité…) Dans le cadre du collectif, si nous sommes 10 ou 15 à partager les frais de réservation du stand la situation devient beaucoup plus simple. Et du fait de l’éparpillement géographique des membres du collectif il devient en théorie possible de présenter son travail à l’autre bout de la France, dans des salons où nous n’aurions normalement jamais mis les pieds.
L’engagement de chaque membre du collectif dépendra de sa situation propre et de ses moyens. Par contre le principe même de l’engagement dans le collectif présuppose que chaque inscrit s’engage à œuvrer au mieux pour la diffusion de toutes les œuvres des autres membres.
Un site (ou un blog) « plateforme » devra être mis en place (pour diffuser les informations sur le collectif, sur les nouvelles publications des membres, sur les points de vente, les salons, voire pour permettre un système de vente en ligne.
Il reste encore beaucoup de détails à définir, nous en sommes conscients. Nous en sommes à la toute première étape de notre projet. Seulement, avant d’aller plus loin, nous voulons savoir si cette idée de collectif est susceptible de vous intéresser et si vous souhaitez éventuellement y adhérer.
Si oui, contactez nous au plus vite afin de répondre à vos questions, d’écouter vos propositions et de commencer à poser les premières pierres de ce qui deviendra, nous l’espérons, un bel édifice.
Pour Le Grognard : Stéphane Beau
Pour Asphodèle : Pascal Pratz
